Sorcellerie : Mauvais climat à Ossélé, un village d’Abala

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C’est depuis le début de décembre 2017 que le village Ossélé, dans le département des Plateaux, est sans nouvelle de Faniche Ondongo. Agé de 15 ans, le est porté disparu cinq jours seulement après son retour des vacances qu’il venait de passer à Brazzaville auprès d’un oncle paternel.

A Ossélé, tout le monde est unanime. La disparition du jeune garçon relève des manœuvres de sorciers. En effet, au terme de l’année scolaire 2016-2017, Faniche Ondongo avait quitté Ossélé où il vivait chez Nguiri, son oncle paternel, pour passer les grandes vacances chez son géniteur. Parfait Ondongo vit à Brazzaville depuis des années.

Depuis le climat s’empoisonne dans la famille. De part et d’autres, les voyants, marabouts et devins sont consultés, car il s’agit d’«une affaire de sorciers ». Les parents maternels accusent le côté paternel d’être à l’origine de cette disparition. Le père de l’enfant accuse le tuteur de ce dernier chez qui il a disparu. Mais de son côté, Nguiri pense que le père avait « vendu » l’âme de l’enfant quand il était en vacances à Brazzaville et que celui qui était revenu à Ossélé n’est qu’une « enveloppe » selon la terminologie congolaise. « C’est une technique courante chez les sorciers pour brouiller les pistes. L’enfant est resté à Brazzaville. Son père l’avait vendu. Tout le monde sait qu’Ondongo Parfait a été chassé du village à cause de ses pratiques sorcières », argue un soutien de Nguiri.

Mais les recherches sont sans suites. Les services de sécurité d’Abala n’ont jusqu’alors aucun indice sérieux. Les rares déclarations ressemblent aux contes. « Faniche aurait disparu derrière la maison de Nguiri, au même endroit où un chien se serait volatilisé dans le passé », raconte-t-on. Les espoirs pour retrouver Faniche vivant s’amenuisent. Les parents et les proches sont convaincus des explications des marabouts. «L’enfant est quelque part aux mains de ses ravisseurs, les sorciers qui observent ce qui se passe avant de décider de son sort. Si la pression diminue, on ne l’aura plus », racontent-ils.

En attendant, l’angoisse est générale et l’affaire paralyse l’activité des populations.

Charles Martin Mbemba

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