Réinsertion des ex-combattants : L’immense chantier de Landry Kolélas

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Landry Kolélas au haut commissariat

Bien que des milliers d’ex-combattants aient été démobilisés, désarmés et réinsérés, nombreux d’autres attendent encore. Euloge Landry Kolélas, hier ministre du Commerce, mesure l’immensité du chantier dans un contexte économique et financier difficile.

Nommés haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants le 22 août 2017, Euloge Landry Kolélas aura la lourde tâche d’œuvrer pour la consolidation de la paix sur l’étendue du territoire national. Sa mission : obtenir la démobilisation, le désarmement et la réinsertion socioprofessionnelle des ex-combattants. Ces hommes et femmes qui ont, à un moment de leur vie, tenu et manipulé les armes, doivent retrouver une existence ordinaire.

Au début des programmes, en 2000, des moyens colossaux avaient été mobilisés par le Congo et la Banque mondiale. Des fonds publics spéciaux ont été également alloués par l’État pendant les quatre ans de Norbert Dabira.

Des dossiers pendants

A l’entame de ses nouvelles fonctions, Euloge Landry Kolélas réalise l’ampleur de sa tâche. Il hérite d’une multitude de dossiers administratifs et techniques urgents, amorcés par son prédécesseur.

En bonne place figurent, parmi tant d’autres, la matérialisation de l’organisation administrative et la liste exhaustive du personnel, le rapport d’activités du premier semestre 2017, le rapport portant exécution de la première séquence du budget de haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants de l’année en cours. Le point sur la réinsertion des ex-combattants, l’inventaire du parc matériel et la gestion des archives complètent la liste des priorités.

Pour conduire à bon terme le programme engagé depuis la fin des années 90, Euloge Landry Kolélas suivra de près le processus d’expropriation du terrain (à Ignié) dans l’optique de l’installation d’un centre de métier au profit des ex-combattants démobilisés.

Il aura à mobiliser, malgré la conjoncture, le budget de l’institution pour le financement des activités génératrices de revenus au profit des ex-combattants. Aussi, suivra-t-il le dossier des indemnités et primes des cadres et agents de cette structure du mois d’août 2017.

L’état des lieux de la réinsertion à l’arrivée de Landry Kolélas au haut commissariat

La réinsertion, c’est l’argent

L’expérience s’annonce sans précédent pour l’ex-ministre du Commerce extérieur. Mais au-delà de la précarité financière actuelle, Euloge Landry Kolélas affiche sa volonté et sa détermination pour marquer son action à la tête de ce département stratégique. Il compte sur l’apport de tous, convaincu que de la coalisation des forces et des intelligences découlera la réussite.

Il sait compter également sur la disponibilité annoncé du général Norbert Dabira pour mener à bien ses missions en puisant des recettes dans la riche expérience de ce dernier. Il sait « qu’il n’y a pas de réinsertion sans argent », le haut-commissaire n’oublie pas aussi que « la volonté est la mère de la réussite ».

Quoiqu’il en soit, à la simple volonté du nouvel administrateur, devront suivre les moyens. L’équation semble plus difficile d’autant plus qu’à la longue liste d’attente d’ex-combattants issue des premières situations conflictuelles des années 93, 97 et 98, pourraient aussi s’ajouter celle des actuels miliciens ninjas nsiloulou à la solde de l’ex-délégué général à la réparation des séquelles de guerre, Frédéric Bintsamou alias Ntoumi, actif dans le Pool. Car, la situation du Pool née des attaques du 4 avril 2016, des quartiers sud de Brazzaville par la milice de Frédéric Bintsamou, donnera une charge supplémentaire à l’État d’autant plus qu’à terme, se posera toujours le problème de leurs démobilisation, désarmement et réinsertion.

Donatien Ndamba Mwandza

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